Suis-je workaholic ?

Dans ce blog, je parle souvent de carrière, d’expériences professionnelles ou encore de recherche d’emploi. C’est à croire que ce thème occupe constamment mon esprit. Et du coup, je me suis dit, et si c’était vrai, si j’étais workaholic ? 

workaholic

C’est la question que je me suis posée et je vais tenter d’y répondre dans cet article.

Ces choses qui me font penser que je suis workaholic

Je reste toujours au bureau plus longtemps que prévu

J’ai prévu de partir à 18h ? Je pars pas avant 18h15 min. Plutôt 18h30… je reste jusqu’à 18h50 sans problèmes. Je me dis toujours : « Allez, je suis dedans là, je vais pas m’arrêter maintenant ?! » Pourtant y’a beaucoup de personnes à qui ça ne dérange pas du tout … mais moi si.

Ca m’énerve quand j’entends « plus que XX jours avant le weekend »

Cette réflexion me fait tout simplement penser que cette personne n’a aucune envie d’être là et qu’elle attend qu’une chose : ne plus avoir à travailler. Moi aussi j’apprécie le weekend et il m’arrive qu’il me tarde mais quand j’entends des personnes qui en parlent systématiquement et à n’importe quelle occasion, je me dis qu’ils doivent vraiment ne pas aimer leur boulot.

Au travail, je me dis toujours « il est déjà XX h ? »

C’est incroyable, je ne vois pas le temps passer et du coup, je suis toujours surprise de l’heure qui tourne. Le peu de fois où je vois l’horloge plus à l’avance que prévu, je me réjouis en me disant que j’aurais finalement le temps de faire ces choses que je ne pensais pas faire faute de temps !

Je parle du travail à la pause déjeuner

J’ai du mal à déconnecter de l’ambiance de travail tellement c’est un sujet qui m’intéresse. Pendant les pauses déjeuners, je demande comment se passe le boulot des autres, on échanges sur les perles et situations cocasses de la vie professionnelle et au final on n’accorde pas plus de 5 minutes au débriefing du weekend.

Dès que j’ai un peu de temps, je fais un tour sur LinkedIn

Oui je suis très souvent fourrée sur LinkedIn, que ce soit au boulot ou chez moi. J’aime regarder les posts des entreprises que je suis, les évolutions de carrière de mes contacts, partager des messages qui m’inspirent et balayer les offres d’emploi en cours pour garder un œil sur le marché de l’emploi. Ce réseau social m’intéresse beaucoup plus qu’Instagram par exemple ; auquel je ne dédis que quelques minutes par semaine !

Je demande souvent « il/elle fait quoi dans la vie »

Quand je rencontre quelqu’un, j’aime de suite savoir ce que la personne fait dans la vie. Non pas que je porte un jugement sur la personne mais ça m’intéresse de connaitre les parcours professionnels et apprendre des expériences des autres. A vrai dire, je préfère parfois en savoir plus sur la vie professionnelle d’une personne, que sur sa vie de couple que je trouve davantage réservée à la vie privée de la personne.

Et surtout, je parle de boulot sur ce blog une fois rentrée chez moi

Que ce soit à mon copain une fois rentrée chez moi ou à ma famille sur Skype, je ne peux pas m’empêcher de parler de ma vie professionnelle à mes proches. Ça occupe tellement mon esprit que c’est souvent un sujet majeur de conversation. Cela dit une fois m’être exprimée sur le sujet, je classe ce thème et passe à autre chose… Oui faut pas non plus exagérer…

Ces choses qui justifieraient que je suis workaholic…

Oui il est vrai que je travaille beaucoup mais en même temps j’ai mes raisons :

Le travail est une valeur importante qui m’a été inculquée depuis le plus jeune âge. Dans ma famille on dit souvent « le travail c’est la santé ». Il a en effet été très valorisé dans mon éducation et aujourd’hui il est indispensable à ma vie pour être épanouie et accomplie !

J’ai toujours été bonne élève et je cherche constamment à me surpasser. Dans mon entreprise actuelle, je sens que plus je donne, plus j’ai des challenges et ça me motive. Du coup, je continue dans cette dynamique et donne de ma personne pour aller au delà de mes propres objectifs !

Je veux aller aux bouts de mes ambitions et évoluer professionnellement ! Je me suis toujours vue travailler dans une grande entreprise à un poste à responsabilités lié à la communication. Aujourd’hui, je suis très près de cet objectif qui m’a toujours animé, du coup je me donne à fond et m’épanouie de jour en jour à mon job actuel.

Alors, suis-je workaholic ?

Oui je suis certainement un peu workaholic mais à partir du moment où je fais des heures sup de manière consciente et volontaire tout en respectant mon équilibre vie pro / vie perso, je ne vois pas le problème. Je sais pertinemment que je travaillerais 8h par jour, 5 jours sur 7 et ce pendant 40 ans, alors je ne vais pas culpabiliser d’aimer mon boulot et de me donner à fond… au moins dans les premières années de ma vie ! Finalement, être ambitieuse et passionnée n’est pas le plus important ?

Et toi, es-tu workaholic ? Quelles sont les raisons qui te poussent à travailler beaucoup ?

 

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5 commentaires

  1. Les frontières entre vie professionnelle et privée s’estompent pour de nombreux travailleurs et cette tendance s’affirme au fur et à mesure du développement des nouveaux modes de management et de la demande des employés qui privilégient autonomie, mobilité et flexibilité et de la croissance des possibilités technologies de l’information et de la communication (TIC) devenues omniprésentes dans le monde professionnel et qui permettent des connexions audiovisuelles et des transmissions de données aisées en tout temps et en tout lieu.
    L’apparition de cette nouvelle forme de travail, le blurring, entraine un nouveau rapport des salariés avec leur travail et leur employeur : la notion de temps de travail devient floue, la délocalisation des activités et le travail à distance abolit le concept de présentéisme.
    Le blurring induit de profondes modifications des conditions de travail et d’organisation dans les entreprises, favorables en terme de souplesse pour les tâches personnelles et l’autonomie, mais comportant des risques pour la santé physique et morale des salariés : perte des limites entre vie professionnelle et privée, stress chronique lié à des contrôles ou objectifs excessifs et à une disponibilité permanente se substituant à la présence sur un lieu de travail fixe et aux horaires précis, interactivité obsessionnelle et surcharge informationnelle menant à un excès de charge mentale
    Une véritable addiction au travail, le workaholisme (par analogie au work alcoholism), ne penser qu’au travail et fuir les autres aspects de la vie, a un rapport de dépendance aux TIC : cela correspond à un investissement excessif dans son travail et à une négligence de sa vie extraprofessionnelle, addiction comportementale dont certains facteurs de risque peuvent être liés à l’organisation du travail et au blurring.
    source : La prévention des risques des nouvelles formes de travail : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/psychologie-du-travail/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=163&dossid=541

  2. Hello,

    Comme toi, j’aime parler boulot, vivre boulot, rêver boulot, mais ce que j’ai aussi constaté, c’est qu’il faut impérativement avoir des activités autres dans lesquelles on peut s’investir à fond, social, sportif, associatif, etc.
    On passera alors du statut de workerholic à celui de passionné. J’ai plus de satisfactions et moins de frustrations. Pour parler crûment, ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.

    1. J’aime beaucoup ton approche. Tu as raison, la différence est certainement là 🙂 Je vais tâcher de ne pas mettre tous mes oeufs dans le même plat et de m’investir autant dans ma vie perso. Et effectivement je pense que je pourrais être passionnée pour plus longtemps si je suis cette approche !

  3. Je me suis reconnue dans ton article notamment sur le fait de beaucoup parler du travail et de s’intéresser à ce que les gens font dans la vie. J’ai souvent été étonnée du fait que certaines personnes ne semblaient pas avoir du tout envie d’en parler. Deux phrases sur leur boulot et puis changement de sujet. Après plus de 6 ans passés en entreprise, avec des hauts et des bas, j’ai compris deux choses : au tout début de la vie pro, quand tout est encore nouveau, que l’on aime ce que l’on fait et qu’on a de l’ambition, le travail est vraiment très important et l’on cherche des modèles, de l’inspiration ect. Que l’on ne trouve pas forcément auprès de ses proches ou sur la blogo. C’est aussi pour cette raison que j’ai crée mon blog, en pensant à des filles ambitieuses et passionnées 😉 en recherche d’infos et ayant envie d’échanger sur le travail. La deuxième chose, c’est qu’avec le temps, et si le travail devient routinier, ou alors si l’on rencontre des difficultés au travail, on a pas forcément envie d’en parler. Et il peut arriver d’attendre avec impatience le week-end, comme tu le dis dans ton article, c’est souvent le cas quand on n’est pas passionné par son boulot. Ou alors, on en parle beaucoup trop – pour se plaindre -, ce qui peut mettre à l’épreuve la patience de ses proches. Dans ce cas, c’est quand on arrête d’avoir besoin d’en parler que c’est normal. Bref, en tout cas, ça fait vraiment plaisir de lire à quel point tu aimes ton travail et je te souhaites la belle progression et tous les succès pro que tu mérites!

    1. Merci pour ton commentaire Mélanie. Je suis d’accord avec toi, je pense que je suis encore jeune professionnellement pour juger. Les personnes qui travaillent depuis plusieurs années et qui ont accumulé les frustrations ont forcément moins de raisons d’être enthousiastes. Cela dit, je retrouve ce comportement dans des personnes de mon âge / mon expérience donc c’est pas tout le temps lié !

      Je suis contente de voir qu’une fois de plus on partage une même vision et je te remercie de me souhaiter une belle progression et des succès professionnels 😀

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